Rapport d’activité 2013

6 06 2017


STATUTS DE L’ARDAC

23 09 2013

Article 1 : CONSTITUTION ET DENOMINATION
En date du 26 février 2010 à Bafou, il est créé entre les personnes soussignées et celles qui adhéreront par la suite à ces statuts, une association à but non lucratif régie par la loi N°90/053 du 19/12/1990 portant liberté d’association. L’association adopte la dénomination d’Association pour le Recyclage, le Développement Agropastoral et Communautaire en abrégé « ARDAC ».
Article 2 : OBJET
L’association a pour objectifs de fournir tous les services susceptibles de concourir au bienêtre social, économique et culturel de ses membres et de la population urbaine et rurale.
1- Objectifs principaux
- La sensibilisation de la population sur les risques et dangers des déchets non biodégradables sur l’environnement
- La collecte des déchets non biodégradables et leur transfert vers les usines de recyclage
- Le recyclage des déchets biodégradables
- La sensibilisation des membres sur le respect de l’environnement dans leurs activités

2- Objectifs secondaires

- Lutte contre les changements climatiques dans des opérations vertes
- Pratique de l’agriculture vivrière, maraichère et industrielle ainsi que l’élevage
- La collecte et la commercialisation des produits agropastoraux
- La recherche et la négociation des financements au profit des membres
- L’assistance aux populations dans leurs activités diverses pour le développement
- La sensibilisation des populations sur les MST, VIH-SIDA, Grossesses Précoces, …
- L’assistance dans le domaine éducatif notamment la réhabilitation des écoles, causeries éducative, animation socioculturelles…
- Le montage, mise en œuvre des projets générateurs de revenus

ACTIVITES PRINCIPALES
Les activités principales sont l’agriculture, le recyclage des déchets non biodégradables et biodégradables et le développement communautaire.
Article 3 : TERRITOIRE- DUREE- SIEGE SOCIAL

Le ressort territorial de l’association couvre tout le Cameroun.
La durée de l’association est de 99ans sauf dissolution décidée par l’assemblée des membres.
Le siège social est fixé à MBENG (arrondissement de NKONG-NI, département de la MENOUA, région de l’OUEST Cameroun). Toute fois, sur décision de l’assemblée des membres, il peut être transféré dans tout autre lieu situé dans le rayon d’action de l’association.
Son adresse E-mail est ardac_bio@yahoo.com,
Son adresse Facebook est www.facebook.com/ardac bio
Son blog est www.ardac2011.blogvie.com
Article 4 : DROITS ET DEVOIRS DES MEMBRES
Tout membre inscrit sur la liste nominative actualisée a le droit :
- De se faire délivrer une carte d’adhésion
- De bénéficier les services que l’association
- De participer aux assemblées ainsi qu’aux votes qui s’y déroulent et de se faire élire aux organes de
l’association
- De se faire communiquer les documents de l’association
- De se retirer de l’association

Par ailleurs tout membre doit :
- Honorer ses engagements avec l’association
- Respecter les décisions prises en bonne et due forme en Assemblée Générale
- Apporter ses connaissances techniques au groupe et exécuter toutes tâches à lui confier par l’association
- Participer activement à la vie de l’association et veiller à la sécurité du matériel de travail
- Respecter les textes et règlements en vigueur dans l’association
- Utiliser les services et installations de l’association pour les prestations qui peuvent être réalisées par son
intermédiaire conformément aux modalités prévues par la réglementation intérieure.

Article 5 : CONDITIONS D’ADHESION
Peut être membre du groupe, toute personne physique majeure ou s’étant fait émancipée résidant dans sa zone d’action et justifiant d’une activité en rapport avec son objet. Outre la demande non timbrée appuyée d’une photocopie de la CNI, qui doit être agrégée par l’assemblée des membres, le postulant est tenu de se conformer aux conditions suivantes :
- Payer ses droits d’adhésion au moment d’inscription
- Payer ses cotisations mensuelles
- Déposer une caution remboursable
- Respecter les engagements d’activités avec l’association
- S’engager à respecter scrupuleusement les présents statuts ainsi que le règlement intérieur
- Signer un contrat d’adhésion et obtenir sa carte de membre.

Article 6 : L’ASSEMBLEE DES MEMBRES
Elle réunit tous les membres à jour de leurs cotisations à la date de sa convocation. C’est l’organe de délibération et de prise de décisions de l’association. Sous réserve du respect des dispositions de la loi, de la réglementation et des présents statuts, ses décisions sont souveraines et s’imposent à tous les membres.
Tout membre absent à une assemblée peut donner mandat à un autre pour y voter en ses lieu et places.
Article 7: ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE-ATTRIBUTIONS-PRISE DE DECISIONS
Elle se réunit en tant que besoin et au moins une fois par an, soit à l’initiative du président de l’association, soit à l’initiative des 2/3 des membres figurant sur la liste actualisée des membres.
Les attributions de l’Assemblée Générale sont les suivantes :
- Désigner les membres du comité de gestion
- Décider des emprunts et de l’octroi des crédits
- Ouvrir ou clôturer un compte bancaire
- Passer des commandes importantes
- Se prononcer sur les investissements importants
- Approuver les comptes ou les rejeter
- Designer un liquidateur
- Adopter les statuts et règlements intérieurs
- Se prononcer sur l’exclusion ou la démission d’un membre
- Planifier et adopter les activités à mener.
Les décisions sont prises au scrutin secret à la majorité de 2/3 des membres votants, sous condition d’un quorum de présence de la moitié des membres régulièrement inscrits.
Article 8 : ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE-ATTRIBUTIONS-PRISE DE DECISIONS
Elle peut être convoquée à tout moment, soit par le président de l’association, soit par les 2/3 des membres régulièrement inscrits au moins pour examiner une question spéciale.
Pour être valable et opposable aux membres, les décisions suivantes sont à prendre à l’Assemblée réunie spécialement à cet effet sous condition d’un quorum de présence de la moitié des membres régulièrement inscrits et d’une majorité de 2/3 des membres votants :
- Modifier les statuts et règlements intérieur
- Procéder à la scission, fusion ou transformation du statut juridique
- Proroger la durée ou prononcer la dissolution de l’association
- Changer le siège social ou une autre adresse

En cas d’égalité de voies, celle du président de l’association est prépondérante.
Article 9 : PRESIDENCE DES ASSEMBLEES-VALIDITE DES PROCES-VERBAUX
Les assemblées générales sont présidées par le président. Au début de chaque séance, l’assemblée désigne un rapporteur et deux scrutateurs. Le procès-verbal d’une assemblée n’est valable que s’il est signé du président.
Article 10 : COMITE DE GESTION DE L’ASSOCIATION
10.1 LES ORGANES ET LEURS ATTRIBUTIONS
- Les Assemblée Générale constituées des membres régulièrement inscrits
- Le conseil des Sages constitué du président et des promoteurs de l’association. Il trouve les directives et les propose aux Assemblées Générales. C’est lui qui définit la feuille de route de l’association.
- La commission chargée de l’assainissement de l’environnement par la collecte des déchets polluants.
- La commission chargée du développement agropastoral qui recherche les espaces productifs, les partenaires ruraux et négocie les marchés
- La commission chargée du développement communautaire qui s’occupe des activités liées à l’animation, à l’organisation des débats…
Toutes ces commissions dressent un rapport à la fin de leur session de travail.
10.2 STRUCTURE
1. Le président
Il représente l’association dans tous les actes de la vie civile notamment :
- Il parle au nom de l’association, négocie les contrats avec les partenaires sous l’appui des chefs de commissions
- Il veille au respect des engagements, coordonne les activités
- Il anime les réflexions au sein de l’association et veille au respect des statuts e règlement intérieur
- Il embauche en cas de besoin du personnel et fixe sa rémunération en collaboration avec le conseil des sages, le trésorier, le commissaire aux comptes et tenant compte des moyens financiers.
- Il exécute les dépenses ordonnées par les Assemblées Générales.
2. Le secrétaire
- Il préside des réunions en l’absence du président, est l’archiviste de l’association, effectue les enregistrements comptables, enregistre les entrées et sorties et établit les états de compte.
- Il suit le programme des activités de l’association et rend compte à l’Assemblée Générale, rédige les comptes rendus, les procès-verbaux et les rapports d’activité.

3. Le trésorier
Il regarde les fonds de l’association, encaisse et décaisse les fonds sous la décision du comité de gestion et garde les documents financiers. En cas d’absence du trésorier, il est supplée par le commissaire aux comptes.
4. Le commissaire aux comptes
Il est chargé de vérifier les écritures comptables, d’assurer le contrôle de gestion, d’établir les rapports de contrôle et les présenter aux Assemblées générales. Il vérifie les mouvements de compte de l’association, présente un rapport de contrôle au moins une fois par an aux Assemblées Générales.
5. Le censeur
Il assure la discipline lors des réunions et des travaux de l’association.
6. Le conseiller
Il sensibilise les associations partenaires, indique les orientations aux responsables, les assiste pour l’atteinte des objectifs de l’association et exécute toutes les autres tâches à eux confiées par le comité de gestion.
7- Les chargés de commission
Article 11 : REMUNERATION DU COMITE DE GESTION

Les fonctions des membres du comité de gestion sont gratuites. Toutefois, ceux-ci peuvent prétendre au remboursement des frais encourus dans l’exercice de leurs fonctions selon un principe devant être décidé aux Assemblées Générales, dans la limite d’un plafond annuellement fixé par ces dernières.
Article 12 : RESSOURCES FINANCIERES
Les ressources financières de l’association sont constituées par des droits d’adhésion, les contributions des membres, les dons, les subventions, les crédits reçus, des réserves et des intérêts générés par les fonds dans les banques, les prestations de service facturées aux membres et aux tiers et les sanctions.
A la fin de l’exercice, l’association peut faire l’objet d’un audit financier interne ou externe. Lorsqu’il s’agit d’un audit externe, le cabinet comptable est désigné par les Assemblées Générales.
Article 13 : COMPTABILITE ET CONTROLE DES COMPTES
Tout transfert de fonds doit être justifié par une pièce écrite mentionnant l’objet, la date, le bénéficiaire, le montant en lettres et en chiffres.
Le compte de l’association doit être mouvementé sous les signatures conjointes deux à deux du président, des chefs de commission et des membres du conseil des sages.
Aucun transfert de fonds ou de biens ne peut être exécuté à l’ordre de soi-même.
Un bilan financier est réalisé tous les ans par le commissaire aux comptes et le trésorier.
Article 14 : REGLEMENT INTERIEUR
En tant que besoin, le règlement intérieur peut préciser certaines dispositions particulières de statuts. Il doit être adopté par l’Assemblée Générale.
Article 15 : DUREE ET DATE DE CLOTURE DE L’EXERCICE
L’exercice de l’association dure un an. Il commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de la même année.

Article 16 : USAGE DES STATUTS
Trois (03) exemplaires des présents statuts doivent être déposés au siège social de l’association. Ils sont publics et laissés libres à la consultation des membres qui peuvent obtenir des copies à leurs frais en faire bon usage.
Article 17 : ATTRIBUTION DES COMPETENCES
Tout litige mettant en cause l’association ou ses membres relève de la compétence territoriale du tribunal du ressort du siège social de l’association.
Article 18 : DOCUMENTS DE CONSTITUTION ET SCEAU
Il est conservé au siège social de l’association les documents et objets suivants :
1- Un sceau avec ainsi de l’insigne de l’association
2- Trois copies de la loi N°90/053 du 19/12/1990 portant liberté d’association
3- Trois exemplaires des présents statuts approuvés et leurs modifications
4- Le registre des adhérents
5- Le règlement intérieur
6- Le registre des procès-verbaux de l’Assemblée Générale
7- Les copies des bilans financiers
8- Les rapports de contrôle et enquête.



LE REGLEMENT INTERIEUR DE L’ARDAC

23 09 2013

REGLEMENTS INTERIEURS
Article 1 : EXCLUSION-DEMISSION-DECES
Le non respect de l’une des dispositions des présents statuts, ou tout acte malveillant à l’égard de l’association, notamment le vol, le non respect des obligations financières, peut entrainer l’exclusion qui est décidée par l’assemblée des membres.
En cas d’exclusion, la caution déposée à l’adhésion est confisquée au profit de l’association si le membre exclu est redevable envers le groupe d’une somme supérieure égale à sa caution.
Tout membre de l’association est libre de démissionner à condition de respecter les préavis de trois mois. La démission est écrite. Elle doit être adressée au président qui la transmet à l’assemblée des membres ; la démission entraine le remboursement de la caution dans les conditions fixées à l’alinéa 1 ci-dessus.
Le décès en cours de la période d’adhésion libère le membre des engagements d’activité.
L’exclusion, la démission ou le décès d’un membre ne libère pas de la responsabilité financière découlant de ces obligations antérieures. Toutefois, aucune action nouvelle ne sera recevable contre un membre démissionnaire, décédé ou exclu, passé un délai de deux ans à compter de sa démission, de son exclusion ou de son décès.
Article 2 : LISTE DES MEMBRES
Chaque année, une liste nominative actualisée des membres de l’association est établie par le comité de gestion. Pour chacun, elle fait état de la participation au patrimoine de l’association.
Article 3 : ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU
1- Tous les membres du bureau sont élus au suffrage universel direct à la majorité de 2/3 des votants. En cas d’égalité lors des votes, le conseil des sages siège immédiatement et décide de la personne qui serait nommé à ces postes.
2- Le mandat de tout membre du bureau est d’un an renouvelable une seule fois

CONDITIONS D’ELIGIBILITE
Ne peut être élu que toute personne ayant au moins fait deux ans et remplissant toutes les conditions exigibles par l’association.
Article 4 : PENALITES
Les fautes et amendes correspondantes sont précisées dans le règlement intérieur. En cas de faute, le membre mis en cause est tenu de payer immédiatement le montant correspondant à sa faute.
En cas de non paiement, elle peut être prélevée sur les fonds propres du membre pénalisé. Les sanctions applicables aux membres sont entre autre : blâme, avertissement, suspension temporaire, exclusion.



LES CONDITIONS D’ADHESION A L’ARDAC

23 09 2013

LES CONDITIONS D’ADHESION A L’ARDAC

Peut être membre du groupe, toute personne physique majeure ou s’étant fait émancipée résidant dans sa zone d’action et justifiant d’une activité en rapport avec son objet. Outre la demande non timbrée appuyée d’une photocopie de la CNI, qui doit être agrégée par l’assemblée des membres, le postulant est tenu de se conformer aux conditions suivantes :

-         Payer ses droits d’adhésion au moment d’inscription (1500Fcfa)

-         Payer ses cotisations mensuelles (1000Fcfa ou plus)

-         Déposer une caution remboursable (à définir).

Pour plus d’amples informations contacter EUGENE DONGMO  au dongmoeugene@yahoo.com ou ardac_bio@yahoo.com

Merci  pour votre confiance car chacun doit manger à la sueur de son front



DROITS ET DEVOIRS DES MEMBRES DE L’ARDAC

23 09 2013

 

 

 

 

DROITS ET DEVOIRS DES MEMBRES

 

 

 

            Tout membre inscrit sur la liste nominative actualisée a le droit :

 

 

 

-    De se faire délivrer une carte d’adhésion

 

 

 

-     De bénéficier les services que le groupe est appelé à rendre, au prorata de sa participation

 

 

 

-     De participer aux assemblées ainsi qu’aux votes qui s’y déroulent et de se faire élire aux organes du groupe

 

 

 

-     De se faire communiquer les documents du groupe

 

 

 

-     De se retirer du groupe au terme sa période d’engagement

 

 

 

 

 

 

 

            Tout membre doit :

 

 

 

-     Honorer ses engagements avec le groupe

 

 

 

-     Respecter les décisions prises en bonne et due forme en Assemblée Générale

 

 

-     Apporter ses connaissances techniques au groupe et exécuter toutes tâches à lui confier par le       groupe

 

 

-     Participer activement à la vie du groupe et veiller à la sécurité du matériel de travail

 

 

 

-     Respecter les textes et règlements en vigueur dans le groupe

 

 

 

-     Utiliser les services et installations du groupe pour les prestations qui peuvent être réalisées par son intermédiaire conformément aux modalités prévues par la réglementation intérieure.



PROCES VERBAL DE L’ARDAC

23 09 2013

PROCES-VERBAL DE L’ASSEMBLEE CONSTITUTIVE

Réunis le 26 février 2010, dans l’intension de créer une association, les membres présents, signataires du présent procès-verbal et fondateurs de la dite association déclarent constituer une association à but non lucratif régie par la loi N°90/053 du 19/12/1990 portant liberté d’association. A cet effet, l’Assemblée a adopté les résolutions suivantes :
Première Résolution
Le 26 février 2011 à Bafou, s’est tenue l’Assemblée Générale constitutive de l’Association dénommée Association pour le Recyclage, le Développement Agropastoral et Communautaire en abrégé « ARDAC ».
L’association a pour objectifs de fournir tous les services susceptibles de concourir au bienêtre social, économique et culturel de ses membres et de la population urbaine et rurale.
1- Objectifs principaux
- La sensibilisation de la population sur les risques et dangers des déchets non biodégradables sur l’environnement
- La collection des déchets non biodégradables et leur transfert vers les usines de recyclage
- Le recyclage des déchets biodégradables
- La sensibilisation des membres sur le respect de l’environnement dans leurs activités

2- Objectifs secondaires
- La lutte contre les changements climatiques dans des opérations vertes
- La pratique de l’agriculture vivrière, maraichère et industrielle ainsi que l’élevage
- La collection et la commercialisation des produits agropastoraux
- La recherche et la négociation des financements au profit des membres
- L’assistance aux populations dans leurs activités diverses pour le développement
- La sensibilisation des populations sur les MST, VIH-SIDA, Grossesses Précoces, …
- L’assistance dans le domaine éducatif notamment la réhabilitation des écoles, les causeries éducatives, les animations socioculturelles…
- Le montage, mise en œuvre des projets générateurs de revenus
Deuxième résolution
Au cours de l’Assemblée générale constitutive, les statuts du groupe ont été adoptés par les membres présents.
Troisième résolution
A été élu président de l’Association M. ALONTSI DONGMO Eugène, N° Tél. 94988165.
CNI N° 109771102

La liste des autres adhérents est la suivante :

N° Noms et prénoms CNI Signature
1. ALOKENG NGOUADJIO Carlos
2. MENOUGUE Senghor Rodrigue
3. DONGMO Alain Patrick
4. DZUCHE DEFO V. Joëlle
5. AGHOGUE Alain G.
6. SOKENG KENGUE Manu M.
7. NGUEPY Urbain
8. NANKEU T. R. Bertrand



LE CAMEROUN ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

24 09 2012

Introduction

Dans le passé, des actions significatives ont été menées par le Cameroun dans le cadre des mesures de sauvegarde de l’environnement. Ces actions étaient d’ordre institutionnelle avec la création : du comité national de l’homme et de la biosphère, d’une direction de l’aménagement du territoire et de l’environnement et des forets en 1984 et en 1992 du ministère de l’environnement et des forets. Ajouté à cela, les conventions ratifiées par le Cameroun depuis 1992 à 2001.

LE CAMEROUN ET LES CONVENTIONS RATIFIÉES

De Rio (1992 au Brésil) à Bonn (en Allemagne) passant par Kyoto (1997 au Japon), le Cameroun a ratifié trois conventions et protocoles sur les changements climatiques.

le Cameroun et la convention de RIO en 1992

 

Depuis le sommet de la terre à RIO, le Cameroun a marqué sa volonté à contribuer à l’effort global de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère en ratifiant la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention, le Cameroun a été choisi avec trois autres pays (Pakistan, Antigua, Estonie) pour la réalisation d’une étude pilote destinée à mettre en application la méthodologie du GIEC de 1990 à l’effet de l’évaluation des impacts des impacts climatiques et les mesures d’atténuation. C’était sur la base de la méthodologie du Programme, des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et en préparation de la deuxième conférence des parties sur la convention cadre des bâtions unies pour le changement climatique.

Le Cameroun et la convention de Bonn

A Bonn, le Cameroun avec l’appui financier de Stockholm Environnemental Institute (SEI), a réalisé des études d’inventaire des gaz à effet de serre dans les secteurs de l’énergie, l’industrie, agriculture, les déchets et l’utilisation des terres. En 1997, avec l’assistance financière du Fond de l’environnement Mondial (FEM), le Cameroun a commencé la préparation de sa première communication nationale. Cette dernière ayant été interrompu plusieurs fois, ne s’est achevée qu’en 2004.

Le Cameroun et le protocole de Kyoto

 En 2004, le Cameroun a ratifié le Protocole de Kyoto et a entamé les démarches pour la mise en place d’une autorité nationale désignée. En termes de politiques environnementales ayant une incidence sur la réduction des GES, la loi cadre sur l’environnement votée en 1996 constitue le document de base de toute politique environnementale mise en œuvre au Cameroun. Il convient quand même de relever que quelques actions contribuant à la réduction des GES ont été menées dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et du changement d’affectation des terres. Bien que poursuivant d’autres objectifs. Dans les secteurs de l’énergie, les économies d’énergie et le changement de combustible observé dans certaines industries visaient à accroître la productivité e ces industries.

LES SECTEURS LES PLUS TOUCHES PAR LES CONTRAINTES CLIMATIQUES AU CAMEROUN

Les modifications climatiques sont l’un des vastes problèmes auxquels fait face le Cameroun. Plusieurs secteurs sont touchés par ce phénomène, entre autre l’agriculture, l’élevage, la santé…

Sur le plan agricole,  on constate une diminution de production de certaines cultures comme le maïs. Les changements de climat imposent désormais un rythme de vie  chez les cultures. L’absence d’eau dans le Nord Cameroun, entraine le dessèchement de la région donc la conséquence est réduction du finage. Dans les zones humides du pays, on constate de plus en plus une irrégularité des pluies. Ce qui impose une sélection saisonnière des cultures. En outre, on constate une multiplication rapide des insectes et parasites nuisibles aux cultures. L’élevage quant à lui est de plus en plus vulnérable car la multiplication rapide des insectes diminuent le bétail. Le manque d’eau créé une dégradation du cheptel.

Sur le plan sanitaire, l’augmentation de la température cause une prolifération des moustiques qui causent plusieurs maladies infectieuses. C’est ce qui explique l’épidémie de paludisme au Nord, au Littoral. Ces moustiques contaminant les nourritures aussi, ainsi que le manque d’eau créent la pandémie de choléra. Les populations manquants d’eau boivent les eaux sales.

MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS POU FAIRE FACE AUX CONTRAINTES CLIMATIQUES

Pour face aux contraintes climatiques, le gouvernement camerounais a développé plusieurs stratégies.

En effet, la mise en œuvre des conventions sur les changements climatiques s’est traduite par les parties prenantes, la préparation de la première communication nationale en 2005. Plusieurs initiatives avec le secteur privé sont en cours notamment la promotion du mécanisme de développement propre. Pour lutter contre la désertification, l’intensification des opérations de reboisement (projet « Cœur vert avenir rose », « opération sahel vert ») et une agence  spécialisée pour le développement forestier sont mises en place ainsi que les projets de conservation des ressources dans la plaine d’inondation du Logone. En plus, le Cameroun a créé en 2009 l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC)

Conclusion

 

Le Cameroun est l’un des pays les plus menacés par les changements climatiques. Il a adhéré à trois conventions sur les changements climatiques, la biodiversité et la lutte contre la désertification et la dégradation des sols de même qu’aux conventions internationales issues de la conférence de Johannesburg (RIO+10) en Afrique du Sud. Pour mettre en œuvres ces conventions, il a mis sur pied des mesures drastiques.

SOURCES

 

www.ncsa.undp.org/docs/733.doc

www.wikipedia.org

www.un.org

PROJET DÉMONSTRATION DES MÉCANISMES POUR UN DÉVELOPPEMENT PROPRE DU PROTOCOLE DE KYOTO SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU CAMEROUN : www.localhost.ucfly.com/www.unido.org/ filaedmin/import/4732…

ALONTSI DONGMO



COMMENT COMBATTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

24 09 2012

Selon un nouveau rapport du PNUE, la gestion des déchets mondiaux peut aider à combattre le changement climatique, tout en facilitant l’accès à l’énergie.

, , Cancún (Mexique), le 3 décembre 2010 ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre, tel que le méthane, provenant des déchets mondiaux, pourrait jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique. Ce sont là les conclusions principales d’un nouveau rapport du PNUE publié aujourd’hui.

 

Le secteur de la gestion des déchets est responsable de 3 à 5 pour cent des émissions mondiales humaines de gaz à effet de serre (GES). Selon certaines estimations, ce pourcentage est équivalent au total des émissions actuelles du secteur de l’aviation civile internationale et du transport de fret.

 

Le rapport indique que le secteur des déchets, source importante de GES, pourrait permettre de capturer une grande partie des émissions mondiale, notamment en récoltant le méthane provenant des décharges pour fabriquer du carburant et la produire de l’électricité.

 

Ce faisant, ce secteur peut jouer un rôle primordial dans la réduction de l’écart entre la réduction théorique des émissions qui doit être atteinte en 2020 et la réduction effective des émissions qui a été promise lors de l’accord de Copenhague en 2009.

 

Selon un récent rapport du PNUE intitulé « Emissions Gap Report », présenté en avant-première lors de l’ouverture de la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques à Cancun, dans le meilleur des cas, les émissions mondiales de GES devraient atteindre environ 49 gigatonnes (Gt) de C02, si les engagements pris à Copenhague sont pleinement mises en ?uvre. Hors, les scientifiques estiment que les émissions doivent atteindre un pic maximal de 44 Gt dans les 10 prochaines années pour pouvoir espérer garder une augmentation des températures mondiales en dessous de 2 ° C au cours du 21e siècle. Entre les engagements pris à Copenhague et les estimations scientifiques, il existe donc un écart de 5 Gt.

 

Augmenter le nombre et la cadence des actions visant à réduire les émissions de C02 sera indispensable pour combler cet écart de 5 Gt. Cependant, ces actions pourraient être complétées par une série de mesures visant les polluants autres que le C02, tel que le carbone noir ou encore les composés azotés de méthane.

 

“Toutes les voies, toutes les occasions et toutes les options concernant la réduction des gaz à effet de serre doivent être essayées si le monde veut lutter de manière efficace contre un changement climatique dangereux; et si il veut préparer le terrain pour une transition vers une économie verte, faible en émission carbonique et peu gourmande en ressources naturelles dont le 21e siècle a besoin de toute urgence “, a déclaré Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE et Secrétaire général adjoint de l’ONU.

 

“Le secteur des déchets agit déjà pour minimiser l’impact potentiellement fort des GES comme le méthane émanant de ses activités, malheureusement cette action s’effectue souvent au niveau national, pays par pays. Il est temps de développer et d’offrir une réponse globale et beaucoup plus coordonnée à ce problème, en particulier dans les économies en développement. En effet, une gestion écologique des déchets offrirait de multiples avantages allant de la réduction des émissions de GES, à la création de nouveaux emplois verts, en passant par un accès plus facile à l’énergie via des projets de récupération des déchets pour produire de l’électricité, “a-t-il ajouté.

 

Le rapport intitulé « Waste and Climate Change: Global Trends and Strategy Framework », a été préparé par le Centre International des Technologie pour l’environnement du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), basé au Japon. Les auteurs y examinent de quelle manière le secteur des déchets peut aider à lutter plus efficacement contre le changement climatique, et y proposent une stratégie pour accroître cette contribution.

 

Trois principaux domaines du secteur des déchets dans lesquels des économies de GES peuvent être réalisées, ont été identifiés dans le rapport:

 

- Réduire la quantité de matières premières utilisées dans la production de produits pour entrainer une réduction des déchets et récupérer les matériaux grâce au recyclage (ce qui permettrait d’éviter les émissions de GES liées à l’énergie utilisée pour extraire ou produire les matières premières).

 

- Produire de l’énergie à partir de déchets pour remplacer l’énergie provenant des combustibles fossiles.

 

- Stocker le carbone dans les décharges en appliquant du compost sur les sols.

 

Malgré ces quelques pistes, l’étude souligne également qu’il reste beaucoup d’éléments à étudier pour estimer la contribution potentielle de ce secteur en matière de réduction des émissions, et donc les économies potentielles d’émissions qui peuvent être réalisées. En effet, dans de nombreux pays, les données sont inexactes et les méthodes de calcul liées aux déchets sont différentes.

 

Le rapport note que le niveau d’incertitude à ce sujet peut atteindre 10 à 30 pour cent en ce qui concerne les pays développés (ayant tout de même des ensembles de données de bonne qualité), et plus de 60 pour cent en ce qui concerne les pays en voie de développement qui ne disposent pas des données annuelles.

 

Dans le secteur des déchets, les émissions de méthane provenant des décharges sont généralement considérées comme ayant l’impact le plus négatif sur le climat, suivie de près par les GES libérés lors de l’incinération des déchets. Dans les décharges, le méthane provient de la décomposition par les microbes des restes de matières organiques (la nourriture, le papier, le bois etc.).

 

Les taux de dioxyde de carbone et de méthane libérés au cours du processus de décomposition sont relativement égaux, mais dans certains endroits l’enfouissement ou le recouvrement des déchets peut entraîner une production plus élevée de méthane. Lorsque que le méthane s’échappe dans l’atmosphère, il est 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (sur une période de 100 ans).

 

Les décharges qui ont installés des systèmes de récupération des gaz, captent le méthane pour le convertir en combustible et en compost. Les taux de capture de ce type de décharges varient d’un site à l’autre (car ils dépendent de la composition des matières immergées dans ces décharges), mais on estime que ces taux avoisinent les 70 pour cent dans les décharges contrôlées des pays développés.

 

Une étude citée dans le rapport suggère que l’on pourrait faire des économies d’émissions de l’ordre de 132 à 185 kg de CO2 par tonne de déchets municipaux mouillés, mixtes ou solides stockés dans les décharges européenne écologiquement gérées. Une autre étude suggère que le simple fait d’envoyer les restes de nourriture, les déchets du jardin et les déchets de papier à site qui fait du compostage, ou dans des stations de recyclage, réduirait de manière significative la quantité de matières organiques présente dans les décharges. Les émissions pourraient être réduites de 250 kg de CO2 par tonne de déchets municipaux solides.

 

En Allemagne, entre 1990 et 2005, les déchets organiques non traités ont été progressivement interdits dans les décharges. En 2012, cette mesure devrait avoir permis d’éviter l’émission de 28,4 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

 

Le rapport précise que dans de nombreux pays en développement, le taux des déchets organiques (source potentielle d’émissions de méthane) atteint environ 50 pour cent et pourrait, dans un pays émergent comme la Chine, représenter plus de la moitié des flux de déchets jusqu’à et au-delà de 2030, si aucune mesure n’est prise.

 

On note aussi que le traitement des gaz à effet de serre et les stratégies de gestion des déchets dans ce secteur doivent être mises en place en tenant compte d’autres facteurs environnementaux, sociaux et économiques, qui diffèrent d’un endroit à l’autre.

 

Même si la production annuelle moyenne de déchets par habitant dans les pays en voie de développement n’atteint que 10 à 20 pour cent de celle des pays développés, ce chiffre est en hausse rapide à cause de la croissance économique et démographique de ces pays. Un des principaux défis consiste donc à séparer la croissance économique de la production de déchets. Certains des pays les plus pauvres du monde éprouvent beaucoup de difficulté à accéder aux financements et aux technologies qui permettent de mettre en ?uvre des programmes de gestion et de récupération des déchets. Toutefois certains projets voient peu à peu le jour, à une vitesse accélérée, avec le soutient des mécanismes de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto.

 

Une évaluation distincte faite par le Centre Risoe du PNUE au Danemark estime qu’environ 320 (soit un peu moins de 6 pour cent) des projets issus des MDP actuellement en cours sont liés aux émission de GES venant des décharges.

 

Ce n’est, selon les experts, que la «partie émergée de l’iceberg» en termes de potentialité. La Chine, à titre d’exemple, produit 254 millions de tonnes de déchets par an. Pourtant, seul 2,5 pour cent de tous les projets de MDP chinois concernent des sites d’enfouissement. De la même manière, en Inde, un peu moins de deux pour cent des projets de MDP concernent les sites d’enfouissement de déchets.

 

Le Secrétaire exécutif de la Convention de Bâle, Mme Katharina Kummer Peiry, a soutenu les conclusions de ce rapport sur la gestion des déchets. « Je salue ce rapport qui est une nouvelle base pour aborder la façon dont la gestion des déchets peut contribuer à combattre le changement climatique. Il s’agit là d’une question importante qui a jusqu’à présent été sous-estimée. Le Secrétariat attend avec intérêt de joindre ses forces à d’autres acteurs dans le but de renforcer la gestion écologique et rationnelle des déchets, » a-t-elle conclu.

 

Notes aux rédacteurs:

 

Le rapport complet peut être téléchargé à cette adresse: http://www.unep.or.jp/Ietc/Publications/spc/Waste&ClimateChange/Waste&ClimateChange.pdf

 

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et leur élimination est l’accord environnemental mondial le plus complet concernant la gestion de déchets dangereux et autres. Pour plus d’informations, se rendre à l’adresse suivante: www.basel.int.

Source : http://www.unep.org/



Historique de la Protection de l’environnement

21 09 2012

La protection de l’environnement consiste à prendre des mesures pour limiter ou supprimer l’impact négatif des activités de l’homme sur son environnement.

Au-delà de la simple conservation de la nature, il s’agit de comprendre le fonctionnement systémique, et éventuellement planétaire de l’environnement ; d’identifier les actions humaines qui l’endommagent au point de porter préjudice aux générations actuelles ou futures ; et de mettre en place les actions de correction. Cette action est donc à la fois scientifique, car elle nécessite de développer nos connaissances pour le moment limitées dans ce domaine ; citoyenne, puisque les décisions à prendre ont un coût pour les générations actuelles, et un impact pour les générations futures ; politique, car les décisions à prendre sont forcément collectives et parfois planétaires.

La connaissance du fonctionnement global de la planète est très récente ; ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les théories nécessaires ont pu se constituer. Il a fallu presque un siècle de plus pour découvrir que les activités humaines avaient un impact non seulement significatif sur cet environnement, mais qu’il risquait d’être définitif. En 1972, la création simultanée du Programme des Nations unies pour l’environnement et d’instances gouvernementales correspondantes dans les pays développés marque le point de départ de la volonté d’agir sur un plan collectif.

La protection de l’environnement, une démarche holistique.

Origines du concept

La protection de la nature et des espèces nécessaires à l’homme a été une préoccupation des sociétés néolithiques ; cependant, la phrase « Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres ; nous l’empruntons à nos enfants », qui a été attribuée à Saint-Exupéry1, semble être une locution Lakota2, ce qui montrerait que la préoccupation écologique a pu précéder la révolution néolithique. À la fin du XIXe siècle, la science de l’environnement est à peine née, elle ne porte pas encore de nom. Cependant, elle bénéficie des énormes capacités développées dans d’autres domaines pour progresser très rapidement ; elle se nourrit donc du développement des sciences exactes en général pour progresser, ce qui rend ses progrès difficiles à percevoir ; le carottage des glaces polaires est typiquement un axe de recherche proche du fondamental, qui a fourni des résultats pratiques d’une importance à la fois élevée et inattendue. L’écologie a été à la source de nombreuses notions, découvertes, et vocations scientifiques et politiques.

L’environnement comme système planétaire

La circulation thermohaline n’a été connue qu’à la fin du XXe siècle.

La planète a longtemps été considérée comme une simple juxtaposition de systèmes naturels sans grand rapport entre eux, si ce n’est une création ex nihilo, mise à la disposition de l’espèce humaine ; ce n’est qu’au XIXe siècle que, presque simultanément, plusieurs sciences remettent en cause cette vision.

L’évolution des espèces

La théorie de l’évolution des espèces proposée par Darwin, en 1859, révolutionne la pensée à plus d’un titre, mais particulièrement en démontrant une filiation entre toutes les espèces. De plus, l’étude des fossiles qui va se généraliser laissera entendre que la géographie statique des continents ne permet pas d’expliquer la ressemblance de traces fossiles séparées par des océans. Enfin, dans la lignée de la révolution copernicienne, qui avait abandonné le géocentrisme pour l’héliocentrisme, elle remet en cause la prééminence de l’homme dans la nature, position attestée jusque-là par de nombreuses civilisations et religions. Cette remise en cause de la pensée non seulement scientifique, mais morale et religieuse, vaudra à Darwin une importante opposition. Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que l’homme se considèrera simplement comme l’une des espèces de son environnement, éventuellement susceptible d’extinction.

Article connexe : Évolution (biologie).

La tectonique des plaques

En 1915, Alfred Wegener propose sa théorie de la tectonique des plaques ; elle implique un fonctionnement planétaire des mouvements du sol, et accentue le besoin de considérer l’environnement terrestre de façon globale. Son travail ne commencera à être accepté par la communauté scientifique qu’à partir de 1945.

Météorologie

Les cellules de Hadley furent évoquées au XVIIIe siècle.

À la suite d’une tempête destructrice en 1854, Urbain Le Verrier met en place un réseau européen de stations météorologiques. Cependant, ce n’est qu’en 1919 que l’école norvégienne développe la théorie des fronts, soulignant le comportement planétaire de la météorologie. En 1963, Lorenz introduit la notion de système chaotique dans la compréhension de ce domaine.

Article connexe : Circulation atmosphérique.

Biomes et écosystèmes

Si l’écologie a en quelque sorte toujours existé, sa formalisation est récente ; la notion de biome, introduite en 19103, analyse la planète indépendamment de toute frontière, pour se baser sur des conditions de flore, faune et météorologie. Le terme d’écosystème est en 2010 d’usage commun ; il était inconnu il y a 50 ans. Le terme biodiversité date de 19884.

Découverte des grandes extinctions

Découverte des dégradations d’origine humaine

La pollution systématique (au sens de régulière) était connue dès la fin du XIXe siècle ; le smog londonien est typique de cette période. Cependant, on n’avait pas conscience à cette époque qu’une pollution puisse dégrader l’environnement de façon durable. Dans le cours de la deuxième partie du XIXe siècle, certaines inquiétudes se font jour vis-à-vis de l’exploitation de la nature par l’homme, et de sa dégradation, non pas dans un cadre accidentel, mais au contraire dans le cours normal des activités humaines.

Agriculture

Le livre de Rachel Carson, Le printemps silencieux, souligne dès 1962 les dégâts causés par l’agriculture moderne à la nature même qu’elle devrait entretenir. Ce livre introduit de nouvelles notions qui seront par la suite indissociables de l’écologie et de la protection de l’environnement :

  • toxicité élevée, et fréquemment inconnue des produits phytosanitaires ;
  • longue durée de vie de ces nouvelles molécules, qui n’existent pas à l’état naturel, et ne sont donc pas dégradées par l’environnement ;
  • principe de la concentration des produits toxiques dans la chaîne trophique ;
  • absence de contrôle, et même de compréhension des phénomènes.

Le DDT sera interdit dans les pays développés au cours des décennies 1970 et 1980.

Minamata

Maladie de Minamata

Love Canal

Love Canal

Accidents industriels

Les zones contaminées après la catastrophe de Tchernobyl

Les accidents industriels étaient connus au XIXe siècle (en France, la catastrophe de Courrières fit plus de 1 000 morts en 1906) ; cependant, ils concernaient essentiellement les personnes qui travaillaient dans les lieux concernés. La densification démographique, les dangers croissants associés aux technologies employées ont conduit à des catastrophes concernant les riverains, bien au-delà des voisins immédiats. Ils ont permis à chaque citoyen de mesurer d’une façon moins abstraite les dangers associés à certaines technologies ; paradoxalement, ils ont conduit à une meilleure prise en compte de ces dangers, avec parfois la création de cadres juridiques directement hérités. Catastrophe de la Raffinerie de Feyzin, Catastrophe de Bhopal, Catastrophe de Seveso, AZF Toulouse, Catastrophe de Tchernobyl, marées noires.

Analyse de l’atmosphère

À la fin du XVIIIe siècle, Joseph Priestley et Antoine Lavoisier analysent l’air. Il faudra attendre le XXe siècle pour vérifier que l’air est le même partout, et plus encore, que nous partageons tous le même. L’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre fut identifiée dans la deuxième moitié du XXe siècle ; en 1958, le U.S. Committee on Extension to the Standard Atmosphere publie la composition de celle-ci, avec une mise à jour en 1962 donnant 314 ppm de CO2, puis en 1976. Curieusement, ce comité ne remet pas à jour la valeur de la concentration du CO2, qui est pourtant la seule à avoir évolué.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/



Déclaration de RIO

21 09 2012


Nations Unies Assemblée générale

A/CONF.151/26 (Vol. I)

12 août 1992


DÉCLARATION DE RIO SUR L’ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT

La Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement,

Réunie à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 1992,

Réaffirmant la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement adoptée à Stockholm le 16 juin 1972, et cherchant à en assurer le
prolongement,

Dans le but d’établir un partenariat mondial sur une base nouvelle et équitable en créant des niveaux de coopération nouveaux entre les Etats, les secteurs clefs de la
société et les peuples,

Oeuvrant en vue d’accords internationaux qui respectent les intérêts de tous et protègent l’intégrité du système mondial de l’environnement et du développement,

Reconnaissant que la Terre, foyer de l’humanité, constitue un tout marqué par l’interdépendance,

Proclame ce qui suit :

PRINCIPE 1

Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

PRINCIPE 2

Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les Etats ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur
politique d’environnement et de développement, et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle
ne causent pas de dommages à l’environnement dans d’autres Etats ou dans des zones ne relevant d’aucune juridiction nationale.

PRINCIPE 3

Le droit au développement doit être réalisé de façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs au développement et à l’environnement des générations présentes
et futures.

PRINCIPE 4

Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée
isolément.

PRINCIPE 5

Tous les Etats et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l’élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement
durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.

PRINCIPE 6

La situation et les besoins particuliers des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés et des pays les plus vulnérables sur le plan de
l’environnement, doivent se voir accorder une priorité spéciale. Les actions internationales entreprises en matière d’environnement et de développement devraient
également prendre en considération les intérêts et les besoins de tous les pays.

PRINCIPE 7

Les Etats doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l’intégrité de l’écosystème terrestre. Etant
donné la diversité des rôles joués dans la dégradation de l’environnement mondial, les Etats ont des responsabilités communes mais différenciées. Les pays
développés admettent la responsabilité qui leur incombe dans l’effort international en faveur du développement durable, compte tenu des pressions que leurs sociétés
exercent sur l’environnement mondial et des techniques et des ressources financières dont ils disposent.

PRINCIPE 8

Afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et
de consommation non viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées.

PRINCIPE 9

Les Etats devraient coopérer ou intensifier le renforcement des capacités endogènes en matière de développement durable en améliorant la compréhension
scientifique par des échanges de connaissances scientifiques et techniques et en facilitant la mise au point, l’adaptation, la diffusion et le transfert de techniques, y
compris de techniques nouvelles et novatrices.

PRINCIPE 10

La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient. Au niveau national,
chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l’environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux
substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et
encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et
administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

PRINCIPE 11

Les Etats doivent promulguer des mesures législatives efficaces en matière d’environnement. Les normes écologiques et les objectifs et priorités pour la gestion de
l’environnement devraient être adaptés à la situation en matière d’environnement et de développement à laquelle ils s’appliquent. Les normes appliquées par certains
pays peuvent ne pas convenir à d’autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.

PRINCIPE 12

Les Etats devraient coopérer pour promouvoir un système économique international ouvert et favorable, propre à engendrer une croissance économique et un
développement durable dans tous les pays, qui permettrait de mieux lutter contre les problèmes de dégradation de l’environnement. Les mesures de politique
commerciale motivées par des considérations relatives à l’environnement ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une
restriction déguisée aux échanges internationaux. Toute action unilatérale visant à résoudre les grands problèmes écologiques au-delà de la juridiction du pays
importateur devrait être évitée. Les mesures de lutte contre les problèmes écologiques transfrontières ou mondiaux devraient, autant que possible, être fondées sur
un consensus international.

PRINCIPE 13

Les Etats doivent élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d’autres dommages à l’environnement et l’indemnisation de leurs
victimes. Ils doivent aussi coopérer diligemment et plus résolument pour développer davantage le droit international concernant la responsabilité et l’indemnisation en
cas d’effets néfastes de dommages causés à l’environnement dans des zones situées au-delà des limites de leur juridiction par des activités menées dans les limites de
leur juridiction ou sous leur contrôle.

PRINCIPE 14

Les Etats devraient concerter efficacement leurs efforts pour décourager ou prévenir les déplacements et les transferts dans d’autres Etats de toutes activités et
substances qui provoquent une grave détérioration de l’environnement ou dont on a constaté qu’elles étaient nocives pour la santé de l’homme.

PRINCIPE 15

Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages
graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à
prévenir la dégradation de l’environnement.

PRINCIPE 16

Les autorités nationales devraient s’efforcer de promouvoir l’internalisation des coûts de protection de l’environnement et l’utilisation d’instruments économiques, en
vertu du principe selon lequel c’est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l’intérêt public et sans fausser le jeu du commerce
international et de l’investissement.

PRINCIPE 17

Une étude d’impact sur l’environnement, en tant qu’instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d’avoir des effets nocifs
importants sur l’environnement et dépendent de la décision d’une autorité nationale compétente.

PRINCIPE 18

Les Etats doivent notifier immédiatement aux autres Etats toute catastrophe naturelle ou toute autre situation d’urgence qui risque d’avoir des effets néfastes soudains
sur l’environnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son possible pour aider les Etats sinistrés.

PRINCIPE 19

Les Etats doivent prévenir suffisamment à l’avance les Etats susceptibles d’être affectés et leur communiquer toutes informations pertinentes sur les activités qui
peuvent avoir des effets transfrontières sérieusement nocifs sur l’environnement et mener des consultations avec ces Etats rapidement et de bonne foi.

PRINCIPE 20

Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement
durable.

PRINCIPE 21

Il faut mobiliser la creativité, les idéaux et le courage des jeunes du monde entier afin de forger un partenariat mondial, de manière à assurer un développement
durable et à garantir à chacun un avenir meilleur.

PRINCIPE 22

Les populations et communautés autochtones et les autres collectivités locales ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l’environnement et le développement du fait
de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Les Etats devraient reconnaître leur identité, leur culture et leurs intérêts, leur accorder tout
l’appui nécessaire et leur permetre de participer efficacement à la réalisation d’un développement durable.

PRINCIPE 23

L’environnement et les ressources naturelles des peuples soumis à oppression, domination et occupation doivent être protégés.

PRINCIPE 24

La guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur le développement durable. Les Etats doivent donc respecter le droit international relatif à la protection
de l’environnement en temps de conflit armé et participer à son développement, selon que de besoin.

PRINCIPE 25

La paix, le développement et la protection de l’environnement sont interdépendants et indissociables.

PRINCIPE 26

Les Etats doivent résoudre pacifiquement tous leurs différends en matière d’environnement, en employant des moyens appropriés conformément à la Charte des
Nations Unies.

PRINCIPE 27

Les Etats et les peuples doivent coopérer de bonne foi et dans un esprit de solidarité à l’application des principes consacrés dans la présente Déclaration et au
développement du droit international dans le domaine du développement durable.

Source : http://www.un.org/french/events/rio92/aconf15126vol1f.htm







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